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   Chroniques  La chronique d'ABS 31

Les ondes electromagnétiques (2ème partie)

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II – DES ANNEES DE RECHERCHE !

        1 – L’histoire d’un engagement qui finit mal : Robert BECKER

        Robert BECKER est le premier scientifique à se plonger sérieusement sur le sujet. Il est chirurgien-orthopédiste et chercheur dans un hôpital de Syracuse, dans l’Etat de New York. C’est un des très rares biologistes américains à posséder quelques notions du sujet. Le voici membre d’un comité de 7 experts chargés d’examiner un litige entre des citoyens ruraux du Wisconsin très en colère et des porte-parole de l’armée américaine. L’objet du débat n’est rien moins que la plus gigantesque installation électrique jamais construite. Les militaires ont enterré, dans la région du lac Clam, entre le Wisconsin et le Michigan, dix mille kilomètres de câbles électriques. C’est le Projet Sanguine, une immense antenne – et ce n’est qu’un prototype expérimental à échelle réduite ! (…) Or, les habitants se plaignent, ils reçoivent des décharges électriques en touchant les robinets d’eau, les téléphones ou les clôtures métalliques. Pour l’armée, il semble inconcevable que ces fréquences puissent affecter la santé. On demande donc l’avis des chercheurs.

        Robert Becker commence par passer en revue les recherches expérimentales sur le sujet, et trouve un certain nombre d’indices inquiétants. Des laboratoires militaires ont constaté une augmentation des triglycérides du sérum sanguin, un indicateur de stress chez des techniciens qui travaillent sur le site du Projet Sanguine et chez des cobayes humains soumis au même type de champs magnétiques en laboratoire. Une autre expérience sur des volontaires montre qu’ils n’arrivent plus à faire une simple addition. Ces recherches militaires ont été tenues secrètes pendant deux ans. D’autres recherches militaires montrent un ralentissement des réflexes moteurs chez des singes, des retards de croissance chez des rats, des troubles du développement sur des embryons de poulets, des signes de désorientation chez des jeunes mouettes. Le tout même à de très faibles puissances. En décembre 1973, Becker et les autres experts remettent leur rapport. A l’unanimité, ils prescrivent d’arrêter le projet et recommandent des études « urgentes  et absolument nécessaires » sur les effets de ces fréquences extrêmement basses, concernant à la fois le Projet Sanguine et les lignes électriques en général. La marine américaine classe le dossier sous la forme d’un document confidentiel et n’en tient strictement aucun compte !

        Le même mois, Becker apprend qu’une ligne à très haute tension va être installée près de sa maison de campagne dans la région de New York. En fait, c’est une nouvelle génération de lignes qui pointe son nez en Amérique du Nord, pour satisfaire des besoins croissants et transporter l’électricité produite par les centrales nucléaires. Jusqu’ici on ne dépassait pas les 345 kilovolts, mais désormais on passe à des puissances supérieures. Pour alimenter la ville de New York, on prévoit 200 km de lignes à 750 kilovolts depuis la centrale hydroélectrique de la baie James au Québec. D’autres lignes du même type sont prévues depuis le Niagara ou Rochester. Toutes ces lignes traversent des régions agricoles et d’élevage, et les fermiers se mobilisent. Peine perdue ! Tous les rapports ou indices susceptibles de gêner le projet sont volontairement écartés ; notamment les études militaires sur le Projet Sanguine qui n’ont visiblement jamais eu lieu selon l’armée !!!

        Cependant, Becker continue ses expériences avec une petite équipe, quelques collègues et des jeunes diplômés. Il commence par l’homme, puis poursuit sur des lapins et des rats. Il étudie l’effet des champs sur l’immunité et les hormones, surtout les hormones liées au stress. Il mène aussi une expérience d’exposition sur plusieurs générations de rats et obtient des effets marqués sur les portées, de la mortalité infantile aux retards de croissance ou à l’obésité. Ce qu’il a découvert recoupe ce dont il s’est persuadé, au cours de ses recherches : les êtres vivants utilisent de faibles courants électriques de très basse fréquence pour toutes sortes de régulations internes. Ces basses fréquences semblent proches de celles du magnétisme terrestre naturel, mais elles se révèlent aussi semblables aux fréquences artificielles d’introduction récente, et Becker s’interroge sur le risque éventuel pour des populations exposées en permanence. Sa conclusion globale est que les champs électromagnétiques de faible intensité à 60 hertz agissent comme des « stresseurs ». Quand le stress est passager, l’organisme arrive à compenser, mais quand le stress devient chronique, c’est-à-dire constant et répété, l’organisme finit par décompenser. Il se produit un épuisement des mécanismes de défense, visible dans l’analyse du sang. D’où une fragilité face à toute une série de maladies, jusqu’au cœur.

        En 1976, l’armée gagne un round. Des comités locaux ont fait capoter l’installation au Texas de Seafarer, l’antenne militaire géante qui doit succéder à Sanguine. On veut à présent la construire dans la péninsule du Michigan, mais l’opposition locale est massive. Un comité de quinze membres est nommé pour évaluer les risques, cette fois sous l’égide de l’Académie des sciences américaine. Sa composition est typique : on y compte 3 experts employés par des compagnies électriques, aucun spécialiste connu pour ses positions contradictoires, et une majorité de chercheurs respectés mais sans compétence particulière dans ce domaine. Contacté par Andrew Marino, un jeune et fougueux collaborateur de Becker, le directeur du comité, un biologiste de Harvard, se déclare choqué et promet d’intervenir. Il n’en fera rien. Finalement Becker et Marino envoient leurs conclusions au comité, qui n’en tient aucun compte et déclare l’antenne sans aucun danger pour la santé humaine. Mais la presse reprend les avertissements de Becker. Un article paraît dans la revue Science, l’émission 60 minutes de la chaîne CBS filme le laboratoire de Becker. Le reportage est diffusé en février 1977. C’est une première : les médias entrent en lice.

Pour Robert Becker, comme pour ses collaborateurs, les conséquences professionnelles de cet engagement ont été catastrophiques. En 1980, il perd tous ses financements de recherche du National Institute of Health, l’organisme public qui coordonne la recherche médicale américaine, ainsi que son poste à l’hôpital de Syracuse. Il doit fermer son laboratoire, son équipe se disperse et Becker prend une retraite anticipée à 56 ans. Depuis il écrit des livres et des articles, mais son activité pratique de chercheur a été cassée.

        2 – Les enfants et la leucémie : les découvertes de Nancy WERTHEIMER

        Après Becker, c’est une autre scientifique qui va tirer la sonnette d’alarme. Il s’agit de Nancy WERTHEIMER : psychologue expérimentale de formation, épidémiologiste de métier (= spécialiste des études médicales sur de larges populations humaines, avec les outils de l’analyse statistique). A l’Université de Denver, dans le Colorado, elle travaille pour percer un mystère : qu’est-ce qui provoque les leucémies infantiles ? Ces cancers des cellules sanguines apparaissent chez un enfant sur 300, sans raison apparente. Wertheimer, à l’époque, est plutôt à l’affût d’un facteur toxique ou infectieux présent dans l’environnement. Elle enquête minutieusement sur le domicile de chaque enfant malade, note toutes les habitudes familiales, l’alimentation, les matériaux de construction ou d’ameublement, la présence d’usines ou d’autoroutes dans le voisinage, bref, tout ce qui pourrait fournir un indice. Puis elle passe tout à la moulinette des statistiques, mais rien ne sort. Un jour, une photo vue dans un journal déclenche une nouvelle association d’idées. La photo montre un enfant qui tient dans sa main un tube fluorescent allumé sous une ligne à haute tension. Wertheimer superpose alors la carte des leucémies avec celle des lignes, des sous-stations et des transformateurs montés sur des pylônes. Et là, une relation apparaît clairement : la proximité immédiate d’une de ces installations électrique est signalée dans presque tous les cas ! Nancy Wertheimer communique ses données à un collègue physicien, Ed. LEEPER, qui suggère une action du champ magnétique, parce qu’il n’est arrêté par aucun matériau et pénètre tout, y compris le corps humain. (…) Pendant deux ans, Nancy Wertheimer paufine ses recherches ; et en mars 1979, elle publie un article intitulé « Les configurations de câblage électrique et les cancers infantiles » dans le Journal of Epidemiology. Dans le monde scientifique et médical, personne ne prend l’article au sérieux. Ses conclusions paraissent tout simplement incroyables.

        En 1980, Wertheimer soumet à l’Institut national de la santé un projet de recherche sur les cancers de l’adulte et les champs magnétiques créés par le réseau électrique. La demande est refusée, mais Wertheimer s’entête, poursuit avec ses propres moyens, recense 1179 cas de cancers d’adultes dans la région de Denver et, pendant deux étés, visite toutes les maisons concernées et note le détail des installations électriques. En 1986, Wertheimer et Leeper publient leurs conclusions, toujours dans le Journal of Epidemiology : « L’association est claire et hautement significative pour les cancers d’adultes au-dessous de 55 ans ». La même année, on publie aussi une autre étude de Wertheimer montrant un taux anormal de fausses couches chez des femmes utilisant des couvertures chauffantes, dont les circuits créent un champ magnétique alternatif de 5 à 10 milligauss.

        Nancy Wertheimer a eu plus de chance que Robert Becker. Ses résultats ont suscité l’incrédulité ou l’indifférence, mais elle n’a pas perdu son emploi. D’autres chercheurs ont confirmé ses découvertes. Lentement mais sûrement, dans les années 1980 et 1990, le débat s’ouvre à grande échelle autour des troubles de santé liés au réseau électrique.

        3 – De 1978 à 1998 : les rapports se succèdent…

        Sur 25 ans, l’histoire des comités qui ont planché sur la pollution électrique est édifiante ! En fait on a eu droit à toute une succession de rapports qui se contredisent les uns les autres ; à de nombreuses décisions qui ont été prises puis finalement non appliquées, à de multiples informations jugées trop « dérangeantes » et volontairement mises de côté.

        En 1990, aux Etats-Unis, les deux institutions internationales les plus influentes sur les normes, l’ICNIRP (International Committee on Non-Ionizing Radiation Protection) et l’IRPA (International Radio Protection Association) publient des recommandations provisoires. Leurs chiffres sont toujours en usage actuellement dans la plupart des pays occidentaux. Pour les champs magnétiques, en exposition longue, on ne doit pas dépasser un gauss pour la population, dans les habitations et les établissements publics, y compris les écoles, et 5 gauss pour les travailleurs, ou encore 50 gauss pour des expositions courtes ne dépassant pas deux heures. En fait, les champs rencontrés dans l’environnement, aussi bien ceux des lignes à haute tension que ceux des appareils domestiques, se situent très loin au-dessous de 1 gauss. Donc, selon l’ICNIRP et l’IRPA, ils ne présentent aucun danger. Mais c’est encore au cours de cette année 1990 que la Suède édicte une norme beaucoup plus stricte et prudente concernant initialement les écrans d’ordinateur : ils ne doivent pas exposer l’utilisateur à plus de 2,5 milligauss.

        En 1993, en France, l’INSERM, le principal organisme de recherche publique pour la santé, publie un rapport sous forme d’évaluation de la littérature épidémiologique. On y lit cette phrase que chacun, par la suite, interprétera à sa façon : « Les études portant sur les associations entre exposition résidentielle aux champs électriques et magnétiques et cancer chez l’enfant ne sont pas toutes concordantes. Elles suggèrent cependant, prises dans leur ensemble, que, dans l’état actuel des connaissances, on peut admettre la plausibilité d’un effet des champs magnétiques sur l’apparition des leucémies ».

        En 1994, le parlement européen vote une résolution qui recommande de réétudier les normes actuelles, d’instaurer des couloirs autour des lignes à haute tension excluant toute habitation ou locaux d’activité, et de prévoir des indemnisations pour le relogement des riverains des lignes. Mais, initialement, aucun pays ne bouge sauf le plus petit Etat d’Europe, le Luxembourg.

        En 1996, à l’échelle planétaire, l’Organisation Mondiale de la Santé lance son International EMF project, annoncé comme « un programme accéléré de recherches pour parvenir à un consensus scientifique et à une clarification ». La direction en est confiée à un chercheur qui dirigeait jusqu’ici l’ICNIRP, Michael Repacholi, et de fait, l’OMS va désormais tenter de convaincre le monde entier d’adhérer aux normes de l’ICNIRP.

        En 1998, le rapport exigé par la loi américaine et intitulé « EMFRAPID (Electric and Magnetic Fields Research and Public Information Dissemination) sort enfin (on ne compte plus le nombre de rapports exigés par la loi américaine !). Il aura demandé 5 ans de travail, un budget de 65 millions de dollars, réparti sur une trentaine de sous-comités pilotant des centaines de projets de recherche. Sa conclusion la plus frappante consiste à classer les champs électromagnétiques, en utilisant la nomenclature du Centre international de recherche contre le cancer, comme « agents cancérigènes possibles » (classe 2B). A titre de comparaison, dans cette nomenclature adoptée par l’OMS, le niveau 1 désigne un effet cancérigène certain, 2A un effet probable, 3 un effet non classable et 4 l’absence d’action cancérigène.

        On aurait pu croire à ce moment là à un important changement de cap ; mais il n’en ai rien : quand on épluche le rapport on constate que, sur les questions plus précises, le verdict est extrêmement prudent.

        Dans la plupart des cas les commissions se prononcent pour une « évidence inadéquate » ou « marginale » ou « insuffisante ». Malgré de nombreuses études montrant des risques accrus de leucémie, de cancers, d’arythmie cardiaque, d’Alzheimer, ou de Parkinson, de sclérose latérale, de fauses couches, de retards de croissance du fœtus, mais c’est du non concluant, du pas assez convaincant, du non-prouvé, du pas assez robuste, de l’échantillon trop limité, de la contradiction d’une étude à l’autre… Les seuls résultats qui passent la barre concernent la leucémie infantile et la leucémie lymphoïde chronique des adultes après exposition professionnelle. Ce qui suffit pour un classement en « cancérigène possible » ! Conclusion : ce rapport est insuffisant pour justifier un effort progressif de réglementation. On se bornera donc à favoriser l’éducation du public et des professionnels concernés sur les moyens de réduire les expositions. C’est ce que le rapport appelle une « approche règlementaire passive » !

        L’an 2000 commence par l’application d’une nouvelle loi en Suisse, en total opposition avec le reste du monde occidental : pour l’exposition du public au champ magnétique du réseau électrique, la Suisse décrète une limite de 10 milligauss, soit cent fois moins que la limite préconisée par l’ICNIRP !

        En Italie, trois cadres de l’ENEI, l’équivalent italien d’EDF sont mis en examen par un juge de Vénétie pour « homicides et lésions involontaires, catastrophe involontaire et refus de communication de documents ». Initialement, les magistrats ont instruit la plainte d’une association de parents d’élèves à Murano qui refusaient d’envoyer leurs enfants dans une école construite sous une ligne. L’enquête s’est élargie à d’autres plaintes de même nature et le procureur estime actuellement que 30 cas de leucémies et tumeurs, dont 9 décès peuvent être attribués aux champs émis par le réseau.

        En Espagne, un juge de Murcie donne raison à une famille qui se plaint d’effets nocifs causés par un transformateur engendrant des champs magnétiques de 10 à 40 milligauss dans la maison.

        En France, en juin 2000, une nouvelle législation est votée dans une relative discrétion – aucun média à notre connaissance n’en a parlé. Ce petit texte soumet la construction de bâtiments à proximité de lignes de plus de 130 kilovolts à des servitudes particulières – le Conseil d’Etat et les préfets doivent préciser la délimitation de périmètres de sécurité.

        En mars 2001, les médias du monde entier redécouvrent le danger des lignes électriques grâce à un rapport commandé par une commission officielle britannique, le National Radiation Protection Board. Une fois de plus, un comité d’experts a épluché toute la littérature scientifique sur le sujet. Une fois de plus, le verdict est à double sens – pas de preuves incontestables sur le cancer en général, mais il confirme la « possibilité » d’un risque accru de leucémies infantiles autour des lignes à haute tension. Cependant, les pouvoirs publics ne bougeront pas le petit doigt !!! 

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