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Psychologie   Mauvaise mère et échec conjugal 

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En psychologie, on appelle « imago maternelle » l’agrégat de toutes premières sensations de la mère gravées puis oubliées, au plus lointain de l’Adn psychologique de tout être humain.  Cette imago, même oubliée, fonctionne en permanence et souterrainement, dans chaque individu, à des degrés divers. Toutefois, la mère, ce premier amour de notre enfance, n’est pas systématiquement ressentie par l’enfant comme cette personne aimante qui l’enveloppe de soins attendris, chaleureux et réconfortants. Bien trop souvent, elle représente au contraire la mauvaise mère, réelle ou ressentie comme telle, cette femme particulière qui détient tout pouvoir sur son petit enfant mâle, le seul être masculin qui lui soit entièrement soumis et inférieur ; elle est celle qui le gronde, le rappelle à l’ordre, le ridiculise dans ses tentatives maladroites ; cette dépositaire de tout savoir se trouve être aussi l’être magique qui fait ressentir à l’enfant sa faiblesse, sa stupidité, ses inaptitudes, ses gamineries, son manque de maturité face à elle, et sa carence désespérée de dimension ; elle le désapprouve, le rabroue, le culpabilise jusqu’à lui faire baisser les yeux, lui fait la tête, lui manifeste toutes sortes de reproches, lui en veut de sa méchanceté de gosse et de ses défauts ; n’ayant qu’une confiance déficiente en sa progéniture, elle se sent obligée de le corriger à tout propos, de le protéger en permanence de risques réels ou supposés et de tout faire à sa place ; il est si empoté ! Le petit garçon s’imprègne sournoisement d’une représentation de lui-même peu édifiante et d’un complexe de culpabilité en réaction à l’image fautive qu’on lui renvoie de lui-même. Dépourvu de sens critique suffisant pour analyser l’image de lui même que la mère construit en lui, et faisant totalement confiance en cette femme déesse, le petit garçon conserve en lui pour toujours cette sensation amoindrie de lui-même face à toute femme susceptible, à l’âge adulte, de faire écho avec la mère cachée au plus profond de son être affectif inconscient.  Il s’agit là d’une insidieuse et involontaire castration morale, affective et même sexuelle, patiemment travaillée, au fil des ans, avec science et art, en toute bonne foi, la mère étant convaincue de tout faire pour le bien de son gentil petit garçon. L’attitude conjugale de bien trop d’épouses, vis-à-vis de leur mari, semble être, comme par magie, la réplique très ressemblante de ce comportement maternel que je viens de décrire. L’épouse joue volontiers le « re-lait » maternel initial pour son mari. En se comportant avec lui comme le faisait la mauvaise mère lorsqu’il était encore malléable et totalement dépendant d’elle, l’épouse réactive en son mari, au bout de quelques années, toute la substance infantile travaillée en lui par sa propre mère castratrice dans le passé. Un processus de régression de son caractère vient de prendre le départ. Il y a réouverture des plaies des subtiles mutilations infligées pendant sa toute première enfance envers la trame virile en train de se développer en lui, avec toute l’amputation qui s’en suit au niveau de l’ossature psychologique de l’époux, à la fois dans sa vie courante et surtout conjugale. Le schéma réactionnel de ce dernier, face à son épouse, se calquera progressivement sur ce modèle comportemental auquel il répondait face à sa propre mère dans son enfance, et ceci sans même qu’il en ait le moindre soupçon. Freud insiste sur le fait que toute cette phénoménologie intime et subtile se produit dans les coulisses du psychisme à l’insu du mari, sans que l’épouse soupçonne non plus la transformation qu’elle opère sur son homme, en toute bonne foi, en croyant faire tout pour le bien du couple. Cet homme progressivement beaucoup de ses attributs adultes et virils face à son épouse. Cette dernière sentira qu’elle exerce sur lui un pouvoir de plus en plus souverain et s’en réjouira, du moins au début, et exploitera cette ouverture jusqu’à ses limites, surtout si elle a une revanche inconsciente à prendre contre la prétendue supériorité masculine. (Vengeance contre le père, par exemple). Peu à peu et sans que cela se remarque, l’homme perd confiance en son propre jugement au profit des avis, même incompétents, de son épouse ; il comptera de plus en plus sur elle, même au prix de son autonomie ; en fait, non seulement il s’interdit toute supériorité par rapport à sa femme, même si cette supériorité existe, mais il n’ose pas même être de même niveau qu’elle ; en tant que répétiteur d’une situation infantile où il était très en dessous de la femme (sa mère) il ne peut gérer une relation avec une épouse, sur laquelle il projette l’ancienne mauvaise mère du passé, que s’il se positionne, vis-à-vis d’elle, dans la même position que celle qu’il avait avec sa mère, c'est-à-dire dans une attitude d’infériorité par rapport à elle. Il va, en quelque sorte, redevenir le petit enfant fragile et dépendant qu’il était avec sa mère, ne se permettra que rarement des initiatives propres et laissera plutôt sa femme porter la culotte ; il deviendra particulièrement perméable à ses reproches, oh combien innombrables, qu’il approuvera en son for intérieur, même s’il geint sous ses critiques, car il reconnaît, quelque part, combien elle a raison et lui tort, même s’il se défend verbalement contre elle ; son épouse, quant à elle, le ressentira de plus comme un petit (ou même grand) enfant fragile qu’il faut épauler, conseiller, éclairer et surtout réprimander. Son mari n’est déjà plus vraiment un homme pour elle et il l’attire de moins en moins. L’époux, au fur et à mesure qu’il sera englué par l’envahissement souverain de sa mère-épouse, perdra de plus en plus confiance en lui-même ; il ne s’affirmera plus, se repliera peut-être définitivement sur lui-même dans son monde où il n’entre pas en conflit mère/enfant,  il perdra l’essentiel de ses aptitudes à percer, à lutter, à se défendre et à devenir autonome. Il n’a désormais plus aucune chance d’exploiter son potentiel car cela serait se positionner, face à sa mère logée en filigrane dans son épouse, non plus comme un enfant mais comme un adulte que le comportement de son épouse rend justement incompatible et même interdit de séjour. Le mari n’était pas ainsi, au début du mariage, au temps où sa compagne n’avait pas encore écartelé la plaie ancienne ; elle l’admirait et comptait sur lui, il inspirait confiance. Elle dira de son mari : « Il est devenu mou, sans réaction, il a perdu toute ambition et refuse tout combat, il joue les perdants, n’a aucun optimisme et se laisse aller en attendant que tout vienne de moi ».

Mais l’impact le plus décisif de ce rôle de la mauvaise mère, inconsciemment joué par l’épouse, est celui qui touche la sexualité du couple. Pour commencer, l’épouse se sent elle-même de plus en plus mal à l’aise à accepter des relations intimes avec celui sur lequel elle projette l’enfant, et qu’au fond elle ne ressent donc pas vraiment comme un homme. Le mari ayant, avec son épouse, un rapport fils/mère différé, sous un déguisement adulte, toute intimité sexuelle avec elle est une perspective terrifiante pour son inconscient. L’inceste est un tabou sacré inscrit au plus profond de l’esprit humain. Il y a donc refoulement sexuel partiel puis total envers l’épouse, les relations se raréfient puis finissent par ne plus exister. Ce refoulement se manifeste, au niveau quotidien, par une gêne face au corps de la partenaire ; le contact physique, même anodin et involontaire, est parfois ressenti comme un attouchement illicite sur le corps intime de la mère ; embrasser devient même comme un acte que la pudeur repousse, voire un geste inconvenant, en tous cas gênant ou indécent. Les acteurs du couple, finalement, sont devenus de vrais étrangers. Héroïques et rares sont les unions, sans vie sexuelle, qui survivent aux années. Le mari ira probablement vers des femmes qui ne représentent pas cette ancienne femme des premières années de sa vie, des plus jeunes que sa femme, notamment.

© Daniel ANDRÉ

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