La vérité sur les parabens
Depuis de nombreuses années, les parabens sont des conservateurs utilisés dans 80% des cosmétiques mis sur le marché. Il existe plusieurs parabens et ils portent sur l’étiquetage les noms de « benzyl - », « ethyl - », « methyl - », « propyl - »
Depuis 2 ans, ce mot, « PARABEN » est devenu
paria. Tous les produits comportant ce conservateur sont jugés suspects,
allergisants voire cancérigènes. Bref, responsables de bien des
maux.
Et pourtant …
Les parabens sont des substances synthétisées à
partir d’un composé chimique, l’acide parahydroxybenzoïque. Ils
font partie des conservateurs les plus efficaces et les plus sûrs. Ils
existent aussi à l’état naturel dans certains aliments tels que
les fruits et légumes (mûres, orge, fraise, cassis, pêche,
carotte, oignon, haricots blancs, vanille) ou les fromages. On les trouve naturellement
dans le corps humain (précurseur du Coenzyme Q10). Ils sont rapidement
absorbés, métabolisés et excrétés.
Une petite mise au point s’impose donc.
Outre le fait que nous en rencontrions dans nos aliments de base naturels, voici 50 ans qu’ils conservent notre alimentation « industrialisée » (pâtisseries, boissons sucrées, pâtes, confitures, conserves, sirops) ou nos médicaments (le propylparaben est même très efficace contre les mycoses !). Quant à l’industrie cosmétique, si elle a choisi ce conservateur c’est parce qu’il a un spectre d’activité très étendu (bactéries, moisissures, levures, champignons), qu’il est faiblement toxique, qu’il n’interfère pas avec les autres substances contenues dans les cosmétiques, qu’il est biodégradable et qu’il est accepté par les différents organismes de régulation internationaux.
Oui, certaines personnes sont allergiques à ce conservateur, comme certaines le sont avec le lait de vache. Allons nous interdire le lait de vache à tous nos enfants pour cette raison ?
Oui, certains bruits courent qu’il favoriserait le cancer du sein. L’AFSSAPS ( Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé a été mandatée pour mener une étude sur le sujet. Le 29 septembre 2005, elle a rendue sa conclusion : « la commission de cosmétologie s’est prononcée favorablement à la poursuite de l’utilisation, aux conditions prévues par la réglementation actuelle, de 4 des 5 parabens les plus couramment utilisés (méthyl, éthyl, propyl et butyl parabens).
Oui,
il faut rester prudents et faire attention. Mais rassurez-vous, les législations
cosmétiques françaises et européennes sont très
présentes. En étant visibles sur internet, nous sommes tenus de
les respecter intégralement.
Soyez rassurés, nous n’avons qu’un but : vous offrir le meilleur au meilleur prix !
Mise
au point par l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des
Produits de Santé (afssaps)
« Les
parabens sont présents dans 80% des produits cosmétiques en raison
de leur efficacité anti-microbienne et de leur relative innocuité,
vis à vis de des effets sensibilisants, notamment. Les parabens ont un
large spectre d’activité sur les bactéries, les moisissures, les
levures et les champignons. Ils sont efficaces à faible concentration
et les mélanges de parabens ont un effet synergique. Ils sont facilement
détruits par l’organisme. Des études ont démontré
la destruction des parabens après application sur la peau, ce qui explique
la faible exposition systémique du consommateur. Les possibilités
de substitution des parabens par d’autres conservateurs sont limitées,
car de nombreux autres conservateurs ne sont pas aussi efficaces et ne présentent
pas une aussi bonne tolérance et autant de données de sécurité
Il a été démontré que les parabens pouvaient dans
certaines conditions, franchir la barrière cutanée chez l’animal
mais les effets néfastes d’un éventuel passage à travers
la peau des parabens chez l’homme ne sont pas à ce jour démontrées.
La plupart des études de toxicité générale (aiguë,
sub-aiguë, chronique) réalisées sur différentes espèces
animales ont permis de montrer l’absence d’effets toxiques, génotoxiques,
cancérogènes et tératogènes de ces composés.
Par ailleurs, en raison de leur hydrolyse dans l’organisme, ils ne sont pas
susceptibles de s’accumuler dans les tissus.
Des effets sur la fertilité ont été rapportés chez
l’animal dans certaines études réalisées avec le propylparaben
et le butylparaben, à des doses susceptibles aux doses d’exposition humaine.
De nouvelles études examinant spécifiquement ces effets ont été
réalisées par l’industrie cosmétique. Les rapports complets
ont été transmis à l’Afssaps en vue de leur expertise par
la commission de cosmétologie.
Ainsi, au vu de l’ensemble des données disponibles et des conclusions
de comités d’experts de la Commission Européenne dans le domaine
cosmétique et alimentaire, et après expertise de l’ensemble des
études actuellement disponibles, la commission de cosmétologie
du 29 septembre
2005 s’est
prononcée favorablement à la poursuite de l’utilisation, aux conditions
prévues par la réglementation actuelle, de 4 des 5 parabens les
plus couramment utilisés (méthyl, éthyl, propyl et butyl
parabens).
Pour l’isobutylparaben, la commission de cosmétologie s’est montré
favorable à la poursuite de l’utilisation dans les produits cosmétiques
de ce conservateur, sous réserve que des études complémentaires
soient réalisées permettant de confirmer l’absence de risques,
aux conditions d’utilisation dans les produits cosmétiques.
Concernant les esters d’alkyle de l’acide parahydroxybenzoïque, notamment
le benzylparaben, la commission de cosmétologie a émis des réserves
concernant leur utilisation compte tenu du manque de données permettant
d’écarter un risque toxique sur la reproduction. Considérant d’une
part que les données nécessaires ne seront pas fournies par les
industriels et d’autre part, l’absence d’intérêt d’utilisation
de ces substances selon les industriels cosmétiques, l’Afssaps proposera
au niveau communautaire une inscription nominative des esters évalués
favorablement, en lieu et place de la mention générique actuelle
« esters de l’acide parahydroxybenzoïque ». Ceci
permettra d’identifier les esters utilisables sans risque, et de ne pas inciter
à l’utilisation de substances à risque non évalué ».
Source :Rousselle C. Evaluation du risque lié à l’utilisation des parabens dans les produits cosmétiques. Vigilances 2005; 30: 3 (Lettre de l’Afssaps).
Article écrit par Véronique Tondeux
de Bonjour la Vie
http://www.bonjourlavie.net